Focus sur Claire Della Vedova : recherche, statistiques, et R.

L’équipe de l’Urfist de Bordeaux, est allée à la rencontre de Claire Della Vedova, qui vient de donner une formation sur R pour notre programmation.

Bonjour Claire,

Vous intervenez régulièrement à l’Urfist de Bordeaux, pourriez-vous nous préciser sur quels thèmes/domaines/outils ?

J’interviens sur les thématiques de l’analyse données, sur celle plus spécifique de l’analyse statistique, et  aussi, sur l’utilisation du logiciel R pour réaliser concrètement ces analyses.

Photo de Claire Della Vedova
Claire Della Vedova (2021)

Comment avez-vous acquis cette expertise sur ce thème et sur cet outils ?

J’ai passé en 2004, un master de méthodologie et statistiques appliquées à la recherche biomédicale. C’est au cours de ce master qui j’ai appris à utiliser le logiciel R. Entre 2004 et 2015, j’ai été biostatisticienne pour une petite société de prestation de services, puis pour un laboratoire de recherche institutionnel,  je réalisais des analyses de données principalement dans le domaine environnemental et un peu dans le domaine médical ; j’utilisais uniquement R. En 2017, j’ai créé le blog statistiques et logiciel R : https://delladata.fr/blog/  pour partager mes compétences en analyses de données et connaissance du logiciel R.

Est-ce que sur vous auriez un conseil pour nos lecteurs qui voudraient se lancer pour acquérir des compétences dans ce domaine ?

Pour les analyses statistiques, je recommanderais de fuir les ouvrages purement théoriques et d’employer des ouvrages qui combinent théorie et mise en pratique avec R, comme le livre « Discovering Statistics using R » d’Andy Field.

Pour ce qui est de l’utilisation de R, de manière générale, je recommanderais d’utiliser les ressources de R Studio : https://www.rstudio.com/resources/webinars ou bien les ouvrages consultables sur bookdown : https://bookdown.org/, ou encore l’introduction à R et au tidyverse de Julien Barnier : https://juba.github.io/tidyverse/index.html, et mon blog bien sûr !

Vous interveniez en présentiel et vous avez basculé vos formations Urfist à distance, quel retour pouvez-vous faire sur cette expérience ?

Le distanciel nécessite un peu plus de rigueur de la part des stagiaires, pour couper leurs sources de distractions comme les emails et les notifications sur leur téléphone. Lorsque cela est fait, j’ai le sentiment que le distanciel est très satisfaisant. Mes formations s’y prêtent bien, et les outils de visio sont très performants : je n’ai jamais rencontré de problèmes. Les interactions avec les stagiaires sont aussi nombreuses, voir plus nombreuses qu’en présentiel, car pour ceux qui sont timides, il y a la possibilité d’utiliser le chat pour poser des questions. Pour l’instant, je n’ai pas ressenti de lassitude de la part des stagiaires quant à ce mode de formation.

Enfin, quelles sont vos prochaines formations pour l’Urfist de Bordeaux ?

En 2021, je vais animer les formations suivantes :

  •  Remise à niveau en statistiques avec R : les 3 et 4 juin
  •  Travailler efficacement avec R les 11 et 12 octobre
  •  Communication de vos résultats : trucs et astuces R : le 25 octobre

Merci Claire pour cette interview, et à bientôt pour ses alléchantes propositions de stages.

Pour ceux et celles que cela intéresse, les inscriptions aux formations prévues à l’automne ouvriront courant juin. Vous pouvez suivre la programmation à l’adresse suivante : https://sygefor.reseau-urfist.fr/#/program/bordeaux

Focus sur Raphaëlle Bats, co-responsable de l’URFIST de Bordeaux

L’équipe de l’Urfist de Bordeaux s’est prêtée au jeu de l’interview pour son blog. Après les interviews d’Hélène Skrzypniak, et d’Isabelle Scarpat-Bouvet, c’est Raphaëlle Bats, nouvelle co-responsable de l’URFIST de Bordeaux, qui répond à quelques questions.

Bonjour Raphaëlle,

Depuis quand vous êtes co-responsable de l’Urfist de Bordeaux ?

Depuis peu en vérité, puisque j’ai pris mon poste le 4 janvier dernier. J’étais auparavant et depuis 10 ans à l’Enssib, l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, à Lyon. J’y étais chargée des Relations Internationales, je participai également à l’enseignement et à la recherche. Venir à l’Urfist de Bordeaux est une nouvelle aventure, mais aussi un retour aux sources, puisque je suis bordelaise et de retour à la maison.  

Raphaëlle Bats, 2018

Qu’est-ce qui vous a poussé à venir travailler dans une Urfist ?

Je voulais continuer à travailler dans la formation, mais sans quitter le monde de la recherche.

Travailler dans le domaine de l’information scientifique et technique m’a paru un excellent compromis, qui me permet à la fois d’accompagner les chercheurs en devenir ou les chercheurs confirmés pour produire des recherches les plus intègres, les plus reproductibles, les plus partageables, et d’être au cœur des processus et des outils de fabrication de la recherche elle-même.

Travailler à l’Urfist, c’est  prêter attention à tous les outils numériques permettant de compiler, traiter, produire et diffusion de l’information scientifique pour assurer une bonne communication scientifique, qu’il s’agisse de rechercher de l’information, à travers les bases de données ou les corpus numérisés, de gérer ces bibliographies pour mieux organiser son travail de citation, de traiter les données de recherche pour s’assurer du bon usage de celles-ci mais aussi de leur partage possible, de publier des revues notamment en open access, etc. Bref, c’est une unité de formation avec laquelle j’apprends personnellement beaucoup.

Est-ce qu’il y a des axes de travail qui retiennent particulièrement votre attention ?   

En effet, et il y en a même plusieurs.

D’abord celui des thématiques transversales de l’Urfist. Nous couvrons toutes les étapes du processus de recherche, mais compte-tenu de l’intérêt que porte notre équipe d’une part à la science ouverte et d’autre part à la responsabilité sociale et environnementale, nous proposons un programme qui fait la part belle à trois grandes thématiques : le droit et la propriété intellectuelle, la reproductibilité de la science et enfin les relations science et société. L’offre de l’Urfist reflète et reflétera de plus en plus ces trois grandes thématiques.

Ensuite, celui des modalités d’acquisition des compétences et connaissances numériques. Nous partagerons notre offre entre des formations courtes, assez généralistes, destinées à faire acquérir une culture numérique sur des outils divers, et des formations plus longues, plus pointues, destinées à assurer aux stagiaires d’avoir le niveau nécessaire pour une véritable pratique numérique de ces outils. Je prends l’exemple d’Org-Mode qui est un vrai couteau suisse pour la recherche. Nous proposons en mai une formation découverte de 2h et au printemps une formation approfondie d’une journée.

Enfin, celui des modalités de diffusion de ces formations. Il est évident que la période est propice au développement de formations à distance et tout le programme de ce semestre est proposé effectivement en visio. Nous transformons et adaptons nos formations en conséquent, de même que nos intervenants. Par la suite, ce sont des compétences que nous ne voulons pas perdre pour proposer une offre de formation, avec des séances en présentiel, des séances en visio et des séances en co-modularité. Cela nous paraît d’autant plus important que ces formations à distance ou hybrides permettent à l’Urfist de toucher plus facilement son public, qui est, rappelons-le, celui de toutes les universités et institutions de l’ESR de Nouvelle Aquitaine. Les doctorants et chercheurs des universités Pau, Poitiers, Limoges, La Rochelle et Bordeaux sont le public que notre Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Technique (Urfist) a vocation à servir.  

Nous avons vu le programme prévu pour ce semestre, pourriez-vous nous donner un avant-goût du prochain semestre ?

Le programme est en cours de composition, mais il y aura notamment plusieurs formations sur le droit et la propriété intellectuelle, des formations sur la rédaction en mode texte et sur les outils de prise de note, des formations assez techniques sur R et sur Python, des formations sur les plans de gestion des données, et des formations sur la communication avec les médias.

Et en vérité, il y aura plein d’autres propositions, mais je garde un peu de suspense !!!

Merci Raphaëlle pour cette interview et rdv aux prochaines formations !

L’équipe Urfist de Bordeaux

Focus sur Isabelle Scarpat-Bouvet, gestionnaire administratif, financier et pédagogique de l’URFIST de Bordeaux

L’équipe de l’Urfist de Bordeaux s’est prêtée au jeu de l’interview pour son blog. Nous vous présentons aujourd’hui Isabelle Scarpat-Bouvet, gestionnaire administratif, financier et pédagogique de l’URFIST de Bordeaux.

logo de l'Urfist Bordeaux

Bonjour Isabelle,

Depuis quand vous êtes l’assistante administrative de l’Urfist de Bordeaux ?

J’ai pris mes fonctions en décembre 2016 à l’Urfist.

Quelles sont vos missions au sein de l’Urfist de Bordeaux ?

Je travaille en étroite collaboration avec les deux co-responsables de l’Urfist et sous la direction de la dirdoc (direction de la documentation de l’université de Bordeaux).  Mes activités sont très variées tant s’agissant de la nature de mes missions que du public avec lequel je suis amenée à communiquer (formateurs, stagiaires, fournisseurs, partenaires, membres du réseau des Urfist…). Au quotidien, je gère la dotation que nous alloue le MESRI, j’effectue les actions nécessaires à ses dépenses et ses recettes. Je prépare les déplacements des co-responsables et des formateurs. Je collabore avec différents services, établissements et fournisseurs pour certains types de rémunérations, pour l’organisation de manifestation ou bien encore pour l’aide à  l’édition d’ouvrages. J’aide également à la mise en place des formations et des journées d’étude organisées par l’Urfist : envoi des convocations, gestion des inscriptions (validation, mise en attente, désitements…), préparation des affiches (relatives au programme de formation ou aux journées d’étude). Afin de remplir au mieux mes missions, je me tiens régulièrement informée et participe à des formations relatives aux règles et procédures de la fonction publique qui sont en perpétuelle évolution.

Les formations étant à distance en ce moment, est-ce que les rencontres avec les intervenants et les stagiaires ne vous manquent pas ?

Comme beaucoup, face à la crise sanitaire, nous avons dû en effet revoir notre façon de travailler. Pour assurer la sécurité des formateurs et des stagiaires nous avons notamment dû basculer l’ensemble de nos formations en distanciel. Par voie de conséquences les contacts physiques avec nos intervenants habituels et nos stagiaires ont diminué. Mais nous avons, heureusement, conservé les liens!  Nos formateurs viennent de toute la France et pour certains de l’étranger. Nous avions donc, avant les mesures sanitaires, l’habitude d’échanger par mail et par téléphone. Nous continuons d’échanger régulièrement. Les stagiaires ont eux aussi la possibilité de nous contacter directement par mail à l’adresse suivante : urfist[]u-bordeaux.fr. Je prends soin de répondre le plus rapidement à leurs questions sur le programme ou les modalités des différentes formations par exemple.

Vous vous occupez d’organiser le comité d’orientation de l’Urfist, pourriez-vous nous rappeler ce qu’est ce conseil et nous dire quels sont les partenaires de l’Urfist de Bordeaux ?

Le conseil d’orientation a lieu une fois par an, il a pour objectif de rendre compte des actions de formation qui ont été menées au cours de l’année précédente et du contexte (nouveaux locaux, changement d’équipe, etc.) dans lesquelles elles se sont tenues, mais aussi de présenter la stratégie de l’Urfist pour l’année à venir et d’en discuter avec les différents partenaires pour qu’elle soit la plus adaptée aux besoins en matière de contenu, de modalités de formation, de public cibles, etc.

Le réseau des partenaires de l’Urfist de Bordeaux est construit en 3 cercles concentriques.

  • Le cercle des tutelles : le MESR, qui finance les formations et les projets de l’Urfist et l’Université de Bordeaux, qui est l’établissement d’accueil et de gestion administrative de l’Urfist et qui en finance les postes et les bureaux.
  • Le cercle des universités couvertes et servies par l’Urfist de Bordeaux : Université Bordeaux Montaigne, Université de Bordeaux, Université Pau et Pays de l’Adour, Université de La Rochelle, Université de Poitiers et enfin Université de Limoges.
  • Le cercle des partenaires de réseau, de formation ou de projet : l’Inria, le CNRS, les deux Centres Régionaux de Formation aux Carrières des Bibliothèques de Nouvelle Aquitaine, que sont Média Centre Ouest et Médiaquitaine, ou encore sur une échelle plus nationale l’Association du Réseau des Urfist, l’Enssib ou le GIS Urfist.

Merci Isabelle pour cette interview et à bientôt pour les formations.

L’équipe Urfist

Focus sur Hélène Skrzypniak, co-responsable de l’Urfist de Bordeaux

L’équipe de l’Urfist de Bordeaux s’est prêtée au jeu de l’interview pour son blog. Nous vous présentons aujourd’hui Hélène Skrzypniak, co-responsable de l’Urfist de Bordeaux.

logo de l'Urfist Bordeaux

Bonjour Hélène,

Depuis quand vous êtes co-responsable de l’Urfist de Bordeaux ?

J’occupe ce poste depuis le 1er janvier 2017

Vous êtes maître de conférence en droit, ce qui est une spécificité de l’Urfist de Bordeaux. Quelle place a le droit dans la formation IST (Information Scientifique et Technique) des doctorants et des chercheurs ?

Les doctorants et chercheurs ont très peu l’occasion, au cours de leur parcours, d’être formés aux questions juridiques. Pourtant le droit est présent à chaque étape de leurs recherches : recueils de données, exploitation – voire reproduction –  de travaux d’autres chercheurs (articles scientifiques, graphiques, images, etc.), publication et valorisation de leurs travaux. Pour chaque étape, le chercheur est confronté à des questions juridiques : puis-je reproduire un graphique ? A quelles conditions ? Quelles sont les conséquences de la conclusion d’un contrat d’édition ? Puis-je librement mettre mes travaux en open access ? A quelles conditions ? Pour quelles conséquences ? 

Est-ce que vous proposez des formations sur ces thèmes ce semestre ?

Nous proposons plusieurs formations juridiques pour ce semestre. Elles sont, pour l’heure, programmées en présentiel mais pourront basculer en distanciel en considération d’éventuelles nouvelles mesures liées à la crise sanitaire. Il reste encore des places pour chacune d’elles et il est donc toujours possible de s’y inscrire :

  • 23/02/21 : La pratique du droit d’auteur pour le chercheur
  • 09/03/21 : Conclure un contrat d’édition : conditions et conséquences pour le chercheur
  • 26/03/21 : Publier en open access : quelles conséquences juridiques pour le chercheur
  • 06/04/21 : L’utilisation d’images (photos, œuvres d’art, plans, graphiques…) dans les travaux de recherche : les droits et les obligations du chercheur
  • 27/04/21 : Protection des données personnelles et RGPD : quelles obligations pour le chercheur?

Pour consulter notre programme : https://sygefor.reseau-urfist.fr/#/program/bordeaux

Vos recherches sont centrées sur le droit de la propriété intellectuelle et le droit des contrats, quels sont les enjeux les plus importants dans ce domaine pour vous aujourd’hui ?  

Le développement du numérique et – récemment – le mouvement en faveur de l’open access constituent les derniers défis que doit relever le droit de la propriété littéraire et artistique. Ils impliquent de nouvelles pratiques, de nouvelles règles qu’il est important de pouvoir appréhender.

Merci Hélène pour cette interview et rdv aux prochaines formations !

L’équipe Urfist de Bordeaux